Équilibre des territoires

C’est un enjeu majeur. Savoir tirer parti des territoires, c’est aussi se donner la chance de créer les conditions de la performance et du bien être. La plupart des grands acteurs ne voient qu’une partie de la France, celle des métropoles  (quand cela ne se limite pas à l’Ile-de-France). Or, cette vision tronquée, recentrée sur les grandes villes, crée une forme d’hémiplégie dans le pays. Et cela se ressent à tous les niveaux. Parce que les territoires délaissés aujourd’hui pourraient être aussi, et pas seulement, des territoires qui apportent leur contribution à la performance nationale, mais aussi plus de confort de vie (plus de confort de vie professionnelle, plus de confort de vie personnelle, à travers la valorisation des équipements (de la santé aux loisirs)). Une nouvelle perception du territoire, de nouveaux besoins se dessinent.

/ Regard
nov 2020

Faire une place à la logistique

Les grandes métropoles voient disparaître leurs fonciers à vocation économique, peu rentables (logistique, locaux d’activités, artisanats), au profit de zones résidentielles ou tertiaires.

Ces activités vont s‘installer plus loin, consommant des terres agricoles ou naturelles et contribuant à l’augmentation du trafic routier.

Si la prise de conscience est bien réelle, ramener les activités en « ville » n’est pas évident.

/ Décryptage
sep 2020

Habiter au temps d'Airbnb : le cas bordelais

Si la pandémie a porté un coup violent à l'activité d'Airbnb, les effets de la plateforme sur l'offre de logements des métropoles semblent pourtant durables. Analyse du cas bordelais, où Airbnb vient impacter de façon significative un marché immobilier déjà très tendu.

 

Quel avenir pour les marchés immobiliers en zones détendues ?

L’entretien de Coralie Costet, directrice des Etudes chez ADEQUATION par Eric Charmes, directeur du laboratoire EVS-RIVES de l’ENTPE, Université de Lyon, propose de mettre en perspective des marchés immobiliers français dits détendus éloignés des métropoles, face aux évolutions des dispositifs de soutien tant à l’accession pour soi avec le prêt à taux zéro (PTZ), que dans le cadre d’investissements locatifs en Pinel.

Les effets de ces mesures s’estiment en faveur d’un coup de pouce aux propriétaires occupants avec le gain d’une pièce en plus pour ces ménages d’accédants, quand il s’agit d’un levier d’optimisation fiscale pour les propriétaires investisseurs.

D’autant que le dispositif Pinel adresse principalement la construction de logements collectifs dans de vastes programmes de promotion et le PTZ des logements neufs aux typologies variées : lot individuel à construire, maison jumelée ou appartement.

En cela, les villes moyennes classées ou déclassées en zonage B2 marquent le pas, car bien évidement elles se coupent de leviers déterminants à leur développement résidentiel.

Pour lire l’intégralité de l’entretien, c’est par ici.

Laurent Escobar dialogue avec Claire Schorter

Dans une interview à lire sur Cadre de Ville, l’architecte urbaniste Claire Schorter et Laurent Escobar, directeur associé d’ADEQUATION, analysent l’interdépendance des programmes, des prescriptions, des formes urbaines, des coûts et des modalités de réalisation. La qualité du projet urbain se joue dans le réglage fin, créatif et forcément concomitant de tous ces paramètres.  

Comment vendre 40 000 logements HLM sans déserter les villes moyennes

En imposant aux bailleurs sociaux de céder chaque année 1 % de leur patrimoine, soit 40 000 logements, la loi ELAN vise à favoriser la reconstitution de fonds propres pour permettre le financement de nouveaux logements sociaux tout en réduisant la contribution de l’État. Vendre un logement permet en effet d’en financer entre deux et trois grâce à l’effet de levier de l’emprunt. 

Au passage, signalons que cet objectif apparemment modeste, va requérir en réalité un effort très important de la part des bailleurs qui ne cèdent aujourd’hui que 8000 logements par an, soit cinq fois moins. En outre, et c’est l’objet de cet article, il ne sera pas sans conséquence pour certains territoires.

/ Regard
mai 2019

Garder des locaux d’activités en zone dense, c’est possible

Les locaux d’activités sont les victimes désignées du développement urbain dans le cœur du Grand Paris. Remplacés par des logements et des bureaux, rarement recréés dans les opérations mixtes en zone dense, ils sont repoussés toujours plus loin en grande périphérie.

/ Tendance
nov 2018

Comment intéresser les promoteurs aux marchés difficiles (mais bien réels) ?

Le logement neuf en collectif ne doit pas être réservé aux grandes agglomérations. Les villes moyennes et petites ou les secteurs périurbains en ont également besoin, pour fluidifier les parcours résidentiels, entretenir le parc ou redynamiser le centre-ville. Un petit programme collectif bien ciblé en centre-ville (ou centre-bourg) permet par exemple à de jeunes adultes de quitter le foyer familial sans trop s’en éloigner, ou à des ménages âgés de se rapprocher des commodités. Leur maison devenue trop grande sera acquise et rénovée par une jeune famille.

Métropole du Grand Paris. Quand trop de projets se ressemblent

Une constante se dégage parmi l’ensemble des projets présentés lors de la première édition de « Inventons la Métropole du Grand Paris » (IMGP1) : l’impression qu’aucune programmation ne guide ces projets.

Juridiquement, il est en effet impossible, en dehors des marchés publics, de définir précisément les programmes soumis aux candidats.

On pourrait alors imaginer des raisons plus pragmatiques : l’intention de laisser libre cours à la créativité des projets en ne leur imposant pas les contraintes d’un programme. Mais dans l’hypothèse où l’absence de cadre programmatique stimulerait l’inventivité, pourquoi autant de projets se ressemblent-ils ?

Pourquoi retrouve-t-on systématiquement les mêmes manies du moment, entre les espaces de co-working et les fermes urbaines ?

Ne risque-t-on pas, in fine, de produire un espace urbain uniformisé et daté ?

Action Cœur de Ville : vers la revitalisation de 222 villes de France

Le programme d’Action Cœur de Ville se donne pour mission de répondre aux problématiques de redynamisation de 222 villes dans toutes les régions de France. Il répond à une ambition double : participer à l’amélioration des conditions de vie des habitants, tout en intégrant ces villes moyennes dans le développement du territoire.

Pour Laurent Escobar, directeur associé et responsable du développement d’ADEQUATION, le Plan national Action Cœur de Ville est particulièrement encourageant. Il évoque dans son article intitulé « Action Cœur de Ville : de bonnes raisons d’être optimiste pour le logement », les trois grandes raisons de son optimisme.